Depuis 1990, Yves Lahiani, vétérinaire, pratique l'acupuncture sur ses patients. Ce professionnel insiste sur l'aspect complémentaire de cette thérapeutique : « Le but n'est pas d'opposer les médecines entre elles (allopathie, homéopathie) mais de les associer. J'ai des collègues homéopathes qui m'adressent leurs patients tout comme je leur renvoie certains des miens. C'est pareil avec les traitements dits classiques. Je ne fais pas toujours le choix de l'acupuncture si la pathologie nécessite l'utilisation de la médecine traditionnelle. Lors d'une première consultation, j'examine d'abord l'animal sous l'angle occidental puis je reconsidère la situation du point de vue de l'acupuncteur. J'opte, au final, pour le traitement le plus approprié. »
L'acupuncture ne s'applique pas à tous les cas. Elle ne traite pas par exemple les maladies infectieuses, parasitaires, cancéreuses et lésionnelles. En revanche, dans le cas de dysfonctionnements articulaires comme l'arthrose, survenant lors des changements climatiques, l'implantation d'aiguilles sur certaines zones du corps permet de dissiper les douleurs. Il en est de même pour des inflammations localisées.
La procédure peut paraître hasardeuse quand il s'agit de traiter des animaux (souvent moins coopératifs dans les soins que les humains). Pourtant, on constate que les chats, réputés peu dociles, acceptent ce traitement comme s'ils en appréhendaient les bienfaits.
Aujourd'hui, on compte entre 200 et 300 vétérinaires acupuncteurs. Aucune école vétérinaire n'intègre pour l'instant des cours d'initiation à cette pratique, au grand regret des professionnels regroupés au sein du GERA. Ce Groupe d'études et de recherches en acupuncture doit prendre le relais afin de former les vétérinaires qui souhaitent s'ouvrir à d'autres méthodes thérapeutiques.
Etudes : bac + 6 ans (voir fiche vétérinaire) + formation continue
Salaires : revenu moyen 4 500 ¤
Débouchés : en développement, les médecines douces connaissant actuellement un réel engouement.

